Pré-état daté 2025 : ce que les notaires refusent désormais systématiquement
- Renaud Malinconi

- 2 janv.
- 6 min de lecture
En 2025, vendre un lot en copropriété sans anticiper les exigences notariales liées au pré-état daté est devenu une prise de risque majeure. Ce document, longtemps perçu comme une formalité administrative parmi d’autres, s’est transformé en véritable point de contrôle juridique, au point que de nombreux notaires n’hésitent plus à refuser purement et simplement un pré-état daté, parfois à quelques jours seulement de la signature de l’acte authentique.
Pour les vendeurs, cette situation est souvent incompréhensible. Le document paraît complet, les chiffres semblent cohérents, les annexes sont jointes. Pourtant, le notaire bloque. Ce durcissement n’est ni ponctuel ni arbitraire. Il s’inscrit dans une évolution profonde des pratiques notariales, directement liée à l’explosion des contentieux post-vente en copropriété, à la complexification des charges et à la montée en puissance des enjeux liés à la rénovation énergétique.
Cet article a un objectif clair : expliquer ce que les notaires refusent désormais systématiquement en 2025, pourquoi ces refus se multiplient, et comment produire un pré-état daté réellement conforme aux attentes actuelles des études notariales.
Le pré-état daté : un document qui a changé de statut
Pendant des années, le pré-état daté était considéré comme un document informatif, utile mais secondaire. Son rôle principal consistait à transmettre à l’acquéreur un certain nombre de données financières et administratives sur la copropriété, sans qu’une analyse approfondie ne soit systématiquement exigée.
Ce temps est révolu.
Aujourd’hui, le pré-état daté est devenu :
un outil d’anticipation du risque financier pour l’acquéreur,
un élément central de sécurisation juridique pour le notaire,
un point d’appui majeur en cas de contentieux post-vente.
Ce changement de statut s’explique par un contexte inédit : augmentation structurelle des charges, multiplication des travaux lourds, fragilisation financière de nombreuses copropriétés, et surtout, hausse des recours judiciaires fondés sur un défaut d’information lors de la vente.
Le rôle du notaire en 2025 : de la vérification à l’analyse de risque
Le notaire n’est plus seulement tenu de vérifier que les informations exigées par la loi sont présentes. Il doit désormais s’assurer que l’acquéreur a été loyalement, complètement et intelligiblement informé.
Concrètement, cela signifie que le notaire :
lit le pré-état daté comme un document de synthèse engageant indirectement sa responsabilité,
confronte chaque information aux annexes (PV d’AG, comptes, fiche synthétique, appels de fonds),
anticipe les points susceptibles de générer un litige après la vente.
Un pré-état daté peut donc être juridiquement exact mais refusé, car jugé insuffisant pour éclairer le consentement de l’acquéreur.
Ce que les notaires refusent désormais systématiquement en 2025
1. Les pré-états datés non actualisés à proximité de la signature
Premier motif de refus, et sans doute le plus fréquent : l’absence d’actualisation.
En 2025, un pré-état daté établi plusieurs semaines avant la signature, sans mise à jour, est considéré comme potentiellement trompeur, même si les informations étaient exactes à la date de rédaction.
Les notaires refusent notamment les documents :
basés sur des comptes arrêtés trop anciens,
ne tenant pas compte d’appels de fonds récents,
ignorant des décisions d’assemblée générale intervenues entre le compromis et l’acte.
Le raisonnement est simple : un document figé dans le temps ne reflète plus la réalité économique de la copropriété au moment où l’acquéreur s’engage définitivement.
2. Les chiffres financiers présentés sans lecture explicative
Les notaires refusent désormais les pré-états datés qui se contentent d’aligner des chiffres sans explication.
En 2025, il ne suffit plus d’indiquer :
le montant des charges,
le niveau du fonds travaux,
le total des impayés.
Ce qui est exigé, c’est une lecture compréhensible des enjeux financiers. Le notaire attend que le document permette à l’acquéreur de comprendre :
si les charges sont stables ou en hausse,
si le fonds travaux est suffisant au regard des besoins identifiés,
si la situation financière est saine ou fragilisée.
Un pré-état daté purement comptable est désormais considéré comme insuffisant.
3. Les impayés de charges mal qualifiés ou mal contextualisés
La question des impayés est devenue centrale dans l’analyse notariale.
Les notaires refusent systématiquement les pré-états datés qui :
mentionnent un montant global sans explication,
ne précisent pas le nombre de copropriétaires concernés,
n’indiquent pas le caractère ponctuel ou structurel des impayés.
Un niveau élevé d’impayés peut avoir un impact direct sur :
les charges futures,
la capacité de la copropriété à financer des travaux,
la valeur patrimoniale du lot.
Ne pas expliciter ces éléments est aujourd’hui perçu comme un défaut d’information substantiel.
4. Les travaux votés mal décrits, mal chiffrés ou mal situés dans le temps
Les travaux constituent l’un des principaux motifs de contentieux post-vente. En 2025, les notaires refusent les pré-états datés qui :
évoquent des travaux sans calendrier,
mentionnent un vote sans chiffrage précis,
renvoient simplement aux procès-verbaux d’assemblée générale.
Ce que le notaire attend désormais, c’est une synthèse claire et intelligible indiquant :
la nature exacte des travaux,
leur état d’avancement,
leur coût estimé ou définitif,
leur impact prévisible sur les appels de fonds.
Un simple empilement d’annexes n’est plus suffisant.
5. Les incohérences entre le pré-état daté et les documents annexes
Le pré-état daté est systématiquement confronté aux autres documents du dossier.
La moindre incohérence — même minime — peut entraîner un refus :
fonds travaux mentionné dans une annexe mais absent du pré-état daté,
montants différents sans explication,
décisions d’AG non reprises ou mal interprétées.
En 2025, l’approximation n’est plus tolérée. Le pré-état daté doit être parfaitement cohérent avec l’ensemble du dossier de copropriété.
Pourquoi les refus explosent depuis 2024-2025
Une hausse spectaculaire des contentieux post-vente
Les juridictions sont de plus en plus saisies de litiges liés à :
des charges imprévues découvertes après l’achat,
des travaux mal expliqués,
des copropriétés financièrement fragiles dissimulées derrière des chiffres bruts.
Dans ces contentieux, le pré-état daté est souvent analysé comme un élément clé de l’information (ou de la désinformation) transmise à l’acquéreur.
Une jurisprudence de plus en plus exigeante sur l’obligation d’information
Les décisions récentes rappellent que l’acquéreur doit être informé non seulement des faits, mais aussi de leurs conséquences prévisibles. Cette exigence rejaillit directement sur la rédaction du pré-état daté.
Une pression accrue sur la responsabilité notariale
Les notaires adaptent leurs pratiques pour se protéger. Ils préfèrent bloquer une vente plutôt que d’assumer le risque lié à un document fragile.
Ce qu’attendent réellement les notaires d’un pré-état daté en 2025
Un pré-état daté accepté aujourd’hui est :
clair, même pour un non-professionnel,
actualisé, à proximité de la signature,
cohérent, avec l’ensemble des documents annexes,
pédagogique, sur les risques financiers et techniques.
Il ne s’agit plus seulement de respecter un cadre légal, mais de sécuriser la transaction dans sa globalité.
Pourquoi faire appel à un tiers spécialisé est devenu la norme
Face à ce niveau d’exigence, de nombreux notaires refusent désormais les pré-états datés :
rédigés à la hâte,
établis sans lecture croisée des documents,
produits sans méthodologie rigoureuse.
C’est précisément pour répondre à cette évolution que des services spécialisés comme
Copro-Assistance se sont imposés.
Un tiers spécialisé :
analyse l’ensemble des documents de copropriété,
identifie les zones de risque avant la signature,
produit un document lisible, cohérent et actualisé,
anticipe les attentes notariales réelles.
Ne laissez pas un notaire bloquer votre vente
En 2025, attendre qu’un notaire refuse un pré-état daté pour agir est une erreur stratégique. Chaque refus entraîne :
des retards de signature,
des tensions entre vendeur et acquéreur,
parfois des renégociations de prix,
et un risque accru de contentieux après la vente.
Copro-Assistance vous accompagne dans la rédaction ou la vérification de votre pré-état daté, avec une approche alignée sur les exigences notariales actuelles.
Que vous soyez :
vendeur souhaitant sécuriser sa transaction,
agent immobilier désireux de fluidifier la vente,
syndic bénévole confronté à des obligations juridiques complexes,
Copro-Assistance vous permet :
d’anticiper les refus,
de rassurer le notaire,
de vendre dans un cadre juridiquement sécurisé.
➡️ Faites établir ou contrôler votre pré-état daté avant la signature
➡️ Évitez les blocages de dernière minute
➡️ Protégez votre vente et votre responsabilité
À retenir
En 2025, les notaires refusent systématiquement les pré-états datés incomplets, obsolètes ou insuffisamment explicites. Cette évolution est durable. Le pré-état daté est devenu un document stratégique, au cœur de la sécurité juridique de la vente.
Le confier à un expert n’est plus un confort : c’est une assurance contre les refus, les retards et les litiges.






