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Pré-état daté erroné : qui est responsable entre le vendeur, le syndic ou le prestataire ?

Vendre un bien en copropriété est une étape souvent complexe, où les documents légaux s’enchaînent et les responsabilités s’entremêlent. Parmi eux, le pré-état daté occupe une place à part : véritable photographie de la situation financière et administrative du lot, il est censé informer l’acquéreur avec exactitude. Mais que se passe-t-il lorsque ce document contient des erreurs ? Peut-on engager la responsabilité du vendeur ? du syndic ? du prestataire externe ?Dans cet article complet, nous faisons le point sur les obligations légales, la répartition des responsabilités et les recours possibles en cas d’erreur dans un pré-état daté.


1. Le pré-état daté : un document à forte valeur juridique


Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014, le vendeur d’un lot en copropriété doit fournir à l’acquéreur plusieurs informations avant la signature de la promesse de vente.

Le pré-état daté, bien qu’il ne soit pas directement mentionné dans la loi, est devenu une pièce incontournable. Il permet à l’acquéreur :

  • d’évaluer la santé financière de la copropriété,

  • de connaître les dettes éventuelles du vendeur,

  • et d’anticiper les travaux votés ou les charges futures.

Sa fonction est donc double : transparence et sécurité juridique.

En pratique, ce document engage la responsabilité de celui qui le produit, car il influence directement la décision d’achat et la signature du compromis.


2. Les erreurs les plus fréquentes dans un pré-état daté


Avant d’aborder la question des responsabilités, rappelons les types d’erreurs les plus souvent rencontrées :


🔹 a) Données financières obsolètes

Le pré-état daté est parfois établi plusieurs mois avant la vente et n’intègre pas les nouveaux appels de fonds ou les travaux votés lors de la dernière assemblée générale. L’acquéreur achète alors sur la base d’informations dépassées.


🔹 b) Omission du fonds de travaux

L’absence du fonds de travaux ALUR est une erreur fréquente. Pourtant, ce montant attaché au lot n’est pas remboursé au vendeur lors de la cession. Sa non-mention peut provoquer des litiges au moment du calcul du prix net vendeur.


🔹 c) Mauvaise répartition des charges

Certains documents indiquent des montants de charges qui ne correspondent ni au budget prévisionnel ni aux comptes approuvés. Ces inexactitudes perturbent le calcul entre vendeur et acheteur.


🔹 d) Procédures judiciaires non mentionnées

Oublier de signaler une procédure en cours contre le syndic, un copropriétaire ou un fournisseur constitue un défaut d’information grave.


🔹 e) Mauvaise identification du lot

Erreur de tantièmes, confusion de lots, omission d’un sous-sol ou d’un stationnement : ces erreurs administratives peuvent retarder la vente et compliquer le travail du notaire.


3. Les conséquences d’un pré-état daté erroné


Un pré-état daté comportant des erreurs peut avoir des répercussions importantes :


  • Blocage du dossier notarial : le notaire peut suspendre la signature tant que les incohérences ne sont pas corrigées.

  • Litige post-vente : si l’acheteur découvre un vice d’information (charges impayées, travaux votés non signalés…), il peut demander réparation.

  • Mise en cause de la responsabilité : selon la nature de l’erreur, le vendeur, le syndic ou le prestataire peuvent être tenus d’indemniser le préjudice.

  • Atteinte à la crédibilité du vendeur : une erreur peut semer le doute chez l’acheteur et retarder la transaction.


Il est donc essentiel de comprendre qui porte la responsabilité selon les cas.


4. Responsabilité du vendeur : première ligne juridique


🔸 a) Une obligation d’information légale

Le vendeur est juridiquement tenu de fournir à l’acquéreur toutes les informations nécessaires à la compréhension de la situation du bien.

Même si le document a été préparé par un tiers, le vendeur reste le seul responsable vis-à-vis de l’acheteur.

C’est le principe de l’article 1641 du Code civil : le vendeur doit délivrer un bien « conforme à ce qui a été convenu » et dépourvu de vice caché.


🔸 b) Le devoir de vigilance

En pratique, le vendeur ne peut pas simplement se reposer sur son syndic ou son prestataire.

Il doit relire le document, s’assurer de sa cohérence et signaler toute erreur manifeste.

Une simple relecture du dernier relevé de charges ou du procès-verbal d’assemblée générale suffit souvent à repérer une incohérence.


🔸 c) Les risques encourus

Si le pré-état daté s’avère faux ou incomplet, l’acheteur peut invoquer :

  • le dol, s’il estime avoir été trompé volontairement ;

  • ou le vice du consentement, s’il prouve qu’il n’aurait pas acheté dans les mêmes conditions avec les bonnes informations.

Les sanctions peuvent aller jusqu’à l’annulation de la vente ou des dommages et intérêts à la charge du vendeur.


5. Responsabilité du syndic : l’obligation de rigueur comptable


🔸 a) Un devoir d’exactitude

Le syndic de copropriété (professionnel ou bénévole) est souvent à l’origine du document, car il détient toutes les données financières.

Lorsqu’il transmet des informations inexactes, sa responsabilité contractuelle peut être engagée, notamment s’il agit dans le cadre d’un mandat de gestion.


🔸 b) Responsabilité du syndic professionnel

Le syndic professionnel est tenu à une obligation de moyens renforcée.

Cela signifie qu’il doit tout mettre en œuvre pour produire un document exact :vérifier les comptes, mettre à jour les appels de fonds, intégrer les décisions récentes de l’assemblée générale.

En cas d’erreur, sa responsabilité civile professionnelle peut être engagée, et sa compagnie d’assurance doit couvrir le préjudice subi par le vendeur ou l’acquéreur.


🔸 c) Responsabilité du syndic bénévole

Le syndic bénévole n’a pas le même statut juridique. Sa responsabilité peut néanmoins être engagée s’il commet une faute de gestion manifeste: par exemple, s’il transmet un document incomplet ou obsolète ayant entraîné un préjudice. Les tribunaux apprécient ces situations au cas par cas, selon le degré de négligence.


🔸 d) Le rôle du notaire vis-à-vis du syndic

Le notaire n’a pas vocation à vérifier la comptabilité de la copropriété, mais il peut refuser la signature si les données fournies par le syndic paraissent incohérentes.

Il agit donc comme filtre de sécurité, sans se substituer au contrôle de conformité.


6. Responsabilité du prestataire externe : la fiabilité de la sous-traitance


🔸 a) Un rôle d’assistance, pas de substitution


De plus en plus de vendeurs font appel à des plateformes spécialisées, comme Copro-Assistance, pour établir leur pré-état daté rapidement. Ces prestataires travaillent à partir des documents fournis par le vendeur : appels de fonds, PV d’assemblée générale, relevé de compte individuel, etc.Ils ne se substituent pas au syndic mais assurent un travail de synthèse et de conformité légale.


🔸 b) Quand la responsabilité du prestataire peut être engagée


Si le prestataire commet une erreur de transcription ou d’analyse, ou s’il omet une mention obligatoire, il peut voir sa responsabilité contractuelle engagée. Toutefois, cette responsabilité est limitée aux données fournies : si le vendeur transmet des informations erronées, le prestataire ne peut en être tenu responsable.


🔸 c) L’avantage de passer par un prestataire expert


Les prestataires sérieux comme Copro-Assistance disposent d’une assurance responsabilité civile professionnelle, garantissant la fiabilité du document. De plus, chaque pré-état daté est vérifié manuellement par un juriste ou un spécialiste de la copropriété, ce qui réduit considérablement les risques d’erreur.


7. Comment réagir en cas de pré-état daté erroné ?


✅ Étape 1 : Identifier la nature de l’erreur

Commencez par déterminer si l’erreur est mineure (chiffre mal reporté, date inexacte) ou majeure (omission de travaux, dettes cachées, impayés).Les erreurs mineures se corrigent aisément par une version rectifiée. Les erreurs majeures peuvent impliquer la réouverture du dossier notarial.


✅ Étape 2 : Contacter le syndic

Le syndic doit être prévenu immédiatement pour rectifier les données et délivrer un nouveau document certifié.

Conservez la trace écrite de cette demande (mail, courrier recommandé).


✅ Étape 3 : Prévenir le notaire

Le notaire doit être informé pour qu’il ajuste, si besoin, les clauses de la vente.

C’est lui qui décidera s’il faut repousser la signature ou annexer un rectificatif au dossier.


✅ Étape 4 : Évaluer le préjudice

Si l’erreur a entraîné un coût (perte financière, travaux imprévus, annulation de la vente), il est possible de réclamer réparation.

Selon les cas, le vendeur, le syndic ou le prestataire peut être tenu d’indemniser la partie lésée.


✅ Étape 5 : Faire appel à un service d’assistance

Des services spécialisés comme Copro-Assistance peuvent aider à analyser les incohérences, corriger le document et réémettre un pré-état daté conforme en 24 heures.

C’est souvent la solution la plus rapide pour débloquer la situation avant la signature.


8. Qui paie en cas de faute ?


  • Si le vendeur a transmis des informations erronées ou obsolètes, c’est lui qui reste responsable envers l’acquéreur.

  • Si le syndic a fourni un document fautif, le vendeur peut se retourner contre lui pour obtenir réparation.

  • Si le prestataire externe a mal interprété les données, sa responsabilité contractuelle peut être engagée dans la limite du contrat signé.

Dans tous les cas, il est conseillé de documenter chaque étape : échanges de mails, factures, date de transmission du document. Ces preuves faciliteront toute démarche juridique ultérieure.


9. Bonnes pratiques pour éviter les erreurs de pré-état daté


  1. Demander le document à jour : un pré-état daté vieux de plus de trois mois est déjà obsolète.

  2. Comparer les montants avec les relevés de charges et le dernier PV d’AG.

  3. Faire relire le document par un professionnel (notaire ou prestataire qualifié).

  4. Informer l’acheteur de tout changement intervenu entre la promesse et l’acte.

  5. Conserver une copie de tous les échanges avec le syndic ou le prestataire.

  6. Anticiper : plus la demande de pré-état daté est faite tôt, plus les corrections sont faciles.

  7. Utiliser des outils fiables : les services en ligne spécialisés réduisent les erreurs humaines.


10. Pourquoi passer par Copro-Assistance pour sécuriser votre pré-état daté ?


Chez Copro-Assistance, chaque pré-état daté est établi à partir des documents officiels du syndic et contrôlé par un expert en copropriété. Nous garantissons :

  • une conformité totale à la loi ALUR et au décret du 17 août 2016 ;

  • une vérification humaine des données comptables et juridiques ;

  • une responsabilité professionnelle assurée ;

  • et une livraison express sous 24 heures.

Notre objectif : que chaque vendeur puisse remettre à son notaire un document clair, complet et juridiquement irréprochable.

C’est la meilleure protection contre tout litige futur.


À retenir


Le pré-état daté est la clé de voûte d’une vente en copropriété réussie.

Mais s’il est erroné, il peut rapidement devenir source de conflit et de responsabilité.

Le vendeur demeure le premier garant de son exactitude, mais le syndic et le prestataire peuvent, eux aussi, être tenus responsables selon la nature de la faute.

Vérifier, croiser et faire valider les données reste donc la meilleure stratégie pour éviter tout litige.

Et lorsque le temps presse, Copro-Assistance vous accompagne :un service rapide, conforme, humain, et juridiquement sécurisé.


Besoin d’un pré-état daté fiable et conforme ?


Ne laissez aucune place à l’erreur.

Confiez la vérification de votre dossier à Copro-Assistance, le partenaire de confiance des vendeurs et syndics bénévoles.

Nos experts contrôlent chaque donnée, assurent la conformité légale et livrent votre document complet en moins de 24 h.

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